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Photo : Makis Balaouras en 1973.

Photo : Makis Balaouras en 1973.

Propos recueillis par Anastassia Politi à la veille du 17 Novembre 2018.

- Bonsoir, Makis Balaouras (*), merci beaucoup pour cette interview destinée à la Maison de la Grèce à Paris à l'occasion de la comméroration de la révolte de l'Ecole Polytechnique du 17 novembre 1973. Aujourd'hui vous êtes député de Syriza, à l'époque vous avez été étudiant et cadre du mouvement anti-dictatorial, et vous avez été arrêté, torturé, emprisonné, lutté . Qu'avez-vous à dire aujourd'hui à la diaspora grecque de France et plus particulièrement à la jeune génération et au public français à propos de cette époque?

- Je vais faire référence à notre poète national : « tout était sous l'emprise de la menace et de la peur, tout était écrasé par la tyrannie ».Et il me vient en tête un vers de la Marseillaise, que ma mère murmurait , parce qu'elle avait quelque chose à voir avec la France. Donc elle marmonnait quelque chose comme : clane clane tyrani, je ne me souviens plus maintenant, j’étais petit, mais j'ai retenu que nous devons résister contre la tyrannie. Qu'est-ce que c'était la dictature en Grèce? C'était une prise de pouvoir sanglante où tout était mis sous plâtre. C'est-à-dire que nous ne pouvions pas choisir et regarder le film que nous voulions regarder parce qu'il n'était jamais diffusé en Grèce. Nous ne pouvions pas lire le livre que nous voulions lire, parce que c'était interdit par la censure. Nous ne pouvions pas sortir en groupe d'amis composé de plus d'un certain nombre de personnes, même à l'intérieur de l'université. Ceci a inspiré à certains parmi nous, jeunes alors, non seulement des idéaux mais également le renoncement de soi, et entre nous, nous avons cultivé ce que nous appelons la camaraderie, la fraternité, et avec ces jeunes, nous étions alors des adolescents presque, la camaraderie, la fraternité existe toujours, indépendamment des nos choix politiques. Nous nous aimons parce que cette fraternité a été construite lors des luttes à l'intérieur et à l'extérieur des universités, dans les centres de détention, en prison, en exil et ainsi de suite. Donc, il s'agit des liens...;je dirais en utilisant une métaphore, des liens de sang. Nous avons donc commencé à l'époque aux sein des nos écoles et de nos universités à demander la moindre des choses. Je vous donne un exemple. À cette époque, en 68 était le célèbre mai 68, non seulement en France, mais aussi en Italie, en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis ... Les journaux et les radios de cette époque, tout ce qu'il diffusait chez nous pour stabiliser et soutenir, la dictature des Colonels c' était que les communistes voulaient prendre le pouvoir à travers le monde ! C'était ça. Mais nous ne savions rien, nous n’avions pas le droit de savoir exactement quelles étaient les exigences de la jeunesse de cette époque. Enfin, il ne s'agissait pas seulement des exigences de la jeunesse mais aussi de la façon aussi dont elle les revendiquait ces droits, par les occupations des universités, par des happenings, des performances... Ainsi à la fin nous avons fait appel aux stations de radio à l’étranger, telles que Deutsche Welle, la radio parisienne, la BBC, la Voix de la Vérité et nous essayions à travers ces ondes radio d'apprendre ce qui se passait ailleurs. C'est devenu un mouvement historique sans précédent, la naissance d'un mouvement inédit. C'était un mouvement autonome, je le souligne, un mouvement de la jeunesse d'alors, autonome. Bien sûr, les organisations antidictatoriales ont exercé une grande influence sur nous et je dois toujours le noter : ce qui nous a précédé, à savoir, nous, le mouvement étudiant de masse au sein des universités, a trouvé sa source et son inspiration auprès de ces organisations de lutte qui ont mené des luttes hors-la-loi, c’est-à-dire que ces organisations pouvaient placer des explosifs, lancer des brochures dans les rues et dans les amphithéâtres et leurs membres se faisaient arrêter. Il y avait une certitude mathématique qu’ils allait être arrêtés, c' était certain, alors avec leur voix qui résonnaient dans les tribunaux militaires, ils enflamaient nos esprits et notre élan et ils nous donnaient la force pour que nous résistions, nous aussi.

- Dans ma mémoire et dans la mémoire de bien d’autres personnes, qui n'étaient pas adultes à l'époque, reste à jamais cette terrible scène, cette image du tank qui entre dans l'Ecole Polytechnique, écrase la porte d'entrée et tue des étudiants ...On entendait en même temps la voix de la radio hors-la-loi des étudiants qui diffusait depuis l'intérieur de l'Ecole polytechnique : "Mes frères les soldats, mes frères les soldats, comment pouvez -vous tirer sur vos frères et soeurs ? Comment pouvez -vous tirer sur nous ? Je vais dire l'Hymne National avec vous..."

- Oui...C’était un journaliste Suédois qui avait enregistré ces moments... Je l'ai rencontré des années plus tard, c'est un être exceptionnel qui nous a aidé non seulement en Grèce mais également en Europe. Je veux noter quelque chose ici. Nous avions des alliés à l'époque, des alliés importants : des Grecs de l’étranger et des Européens, pays par pays: des Allemands, des Français, des Anglais, des Italiens, qui nous ont aidés, beaucoup, moralement et politiquement et, dans certains cas, économiquement aussi. Des camarades Grecs de l'étranger et des camarades étrangers, de nombreux intellectuels, ils avaient l'habitude de nous aider en portant leur voix haute et constamment. Et ils ont réussi à isoler le régime des dictateurs. Je vous rappelle que la Grèce, à l’époque de la dictature, avait été exclue du Conseil de l’Europe. Ceci était un coup dur porté contre les colonels. Bref, le combat était à la fois beau et difficile. Et je pense que nous avons fait beaucoup de choses. Nous n'avons pas obtenu tout ce que nous voulions faire et tout ce dont nous rêvions, mais nous en avons fait beaucoup. Et je pense que la période d'après la dictature avait l’empreinte du mouvement étudiant à bien des égards. Même la Constitution de la Grèce, si on exclut les articles que nous voulons actuellement changer, est l’une des constitutions les plus progressistes d’Europe - si elle est appliquée ! Les questions de la participation des citoyen-ne-s, de la liberté de la personne, de l'asile dans les universités, de l'université publique, beaucoup de choses relèvent de notre propre constitution. Je ne sais pas s'il existe de tels éléments de cette sorte dans d'autres constitutions de l'Europe. Il est logique que les autres constitutions européennes soient parfois différentes, car elles sont très anciennes, exceptées celles de l'Espagne et du Portugal, qui sont plus récentes. Mais nous avons la constitution la plus récente qui décrit les équilibres sociaux et les messages qui avaient été formés au moment de la rédaction de cette constitution. Alors, elle est progressiste bien qu'elle ait été rédigée par une majorité conservatrice.

- Bien.

  1. Mais il ne s'agissait pas seulement de la révolte de l'École polytechnique, l'école polytechnique était, si vous voulez, le couronnement d'un effort entamé dès le premier jour de la dictature, à savoir, dès le 21 avril 1967. L'école polytechnique c'était comme si l'avion avait déjà décollé, depuis un moment, et avait atteint son point culminant. Auparavant, beaucoup de choses avaient été réalisées et il est normal que l'Histoire ne les enregistre pas toutes intégralement ni de la même façon que la révolte de l'École polytechnique, mais je dois les mentionner: le premier événement où il y a eu une manifestation contre la dictature de façon massive, a eu lieu dans la cour de mon école, des Sciences économiques, l'AΣΟΕΕ, j'étais étudiant à l'ΑΣΟΕΕ, c'est un fait, mais je ne le mentionne pas pour cela. Alors, environ 1600 personnes, des étudiant.e.s, se sont rassemblées pour nous soutenir - car nous devions passer devant un conseil disciplinaire. Et les étudiants alors chantaient des chansons interdites en faveur de la liberté et criaient des slogans contre les dictateurs. Juste après, il y a eu les deux occupations de la Faculté de Droit, qui ont abouti à la troisième occupation de la Faculté de droit. Mais une autre occupation, qui reste inconnue, est celle de l’École polytechnique du 14 février 1973. Toutes ces mobilisations et toutes ces initiatives c'étaient des éléments qui ont préparé le point culminant, et ont réalisé une stratégie qui allait sur le conflit contre les dictateurs.

     

    - Vous étiezle soir de l'École Polytechnique vous -même...

    - Oui, bien sûr, j'étais dans toutes ces mobilisations...

-Quel est votre souvenir de cette nuit-là, je dis ça parce que, si par exemple si un enfant, un adolescent, vous écoute, que lui diriez-vous?

- Je pense que je ne lui raconterais pas de faits, d'incidents, parce qu' ils ont été imprimés, il y a des témoignages, des photographies, des scènes cinématographiques, ils ont été imprimés. Comme je vous l'ai dit, ces trois jours ont été une histoire complète. Il y avait des initiatives sur l'organisation de tout cela avec le restaurant, la pharmacie, l'hôpital et la station de radio bien sûr.

-Venons un peu au temps présent.

- Le présent est très difficile. Aujourd’hui, c’est très difficile pour les jeunes, les difficultés et les choses négatives sont très nombreuses -non seulement pour les jeunes mais aussi pour les citoyens en général.

- Pourquoi ?

- Parce que aujourd'hui l'adversaire est caché. Il n'est pas évident ni visible comme les chars et les arrestations par les policiers, etc. Aujourd'hui, l'adversaire, il arrive caché, il s'introduit de façon insidieuse, imperceptible par les fissures des portes, par les fenêtres, l'ennemi c'est la télévision, la pensée unique, les chaînes qui transmettent des messages inacceptables pour les jeunes générations qui doivent être formées selon les principes de la liberté, de la démocratie, de l'amour pour leurs semblables. Ces chaînes diffusent des messages racistes, homophobes haineux, auprès des jeunes. C'est difficile à gérer, avant c’était plus facile. Parce qu'il n'y a plus que la scène politique centrale il y existe des conflits entre les partis qui forment des rapports de force. Ce qui est important aujourd'hui, ce sont les « sous-sols », ce sont les blogs sur Internet qui permettent à l’autre d’écrire une fausse nouvelle pour ternir des situations, pour faire passer des messages mensongers. Et le plus gros problème en Europe, c'est que ces « sous-sols » se déplacent vers l'extrême droite. Qu'est-ce que c'est l'extrême droite? Il ne s'agit pas seulement d'un passage à une extrémité de la scène politique, ce sont les messages et les mécanismes qui banalisent et font naître l'extrême droite: par exemple, le message pour frapper, pour expulser l' autre, l' étranger ou le différent, e message de nous isoler dans un supposé idéal national ( que le Français doit vivre avec les Français, les Allemands, de même, qu'ils restent entre Allemands, ainsi de suite. Nous vivons des situations que l'on croyait dépassées par l'histoire et à cause des guerres et c'était une excellente nouvelle à l'époque l'idée européenne, le citoyen européen et la fondation de l'Union Européenne.

- Mais voici le gros problème. L'Union européenne a suivi la doctrine néolibérale, et a tout fait en faveur du capital.

- Oui. Alors que, l'Histoire montre, ce qui est très important et instructif, que ces pays européens ont essayé d'atténuer au maximum les inégalités sociales, dans la mesure du possible. Bien sûr le capitalisme était présent, à l' oeuvre, le capitalisme était là et reste malheureusement là, encore aujourd'hui. Mais aujourd'hui, il est plus féroce, plus intense, c'est le capitalisme néolibéral.

-Qu'est-ce que cela signifie?

- Cela signifie que de nombreux groupes de citoyens dans les pays de l'Europe sont aujourd'hui appauvris et marginalisés. En Allemagne, par exemple ( la riche Allemagne qui domine l'Europe dans tous les secteurs ) vivent aujourd'hui environ 15 millions de pauvres, sans droits, sans rien. Cette situation en Europe si elle ne change pas, elle sera aggravée, exacerbée et nous aurons des phénomènes comme Le Pen, Urban ou Sardini qui embraseront toute l'Europe. Il est donc nécessaire de déclencher la sonnette d'alarme et que ces phénomènes soient combattus et c'est le premier devoir des citoyens européens de le faire, de résister à cet état là de l'Europe.

La politique néolibérale, et bien sûr la Grèce l'a payé très cher durant huit ans, sous sa forme la plus extrême, alors, bien entendu, la politique néolibérale est exercée au sein du reste de l'Europe, de façon moins puissante mais elle est exercée, elle est appliquée ; Et je ne peux pas supporter, en tant que citoyen européen, que Mme Le Pen soit le premier en popularité, un sondage a été réalisé en France récemment. C'est scandaleux. Où? En France. Donc, si l'Europe ne change pas économiquement et culturellement, si elle ne change pas et ne retourne pas aux valeurs fondamentales de la révolution française ou aux luttes des autres peuples, l'Europe n'aura pas d'avenir. Dans la première phase, il ira vers l'extrême droite et englobera de nombreux États. Dans la seconde, il n'y aura pas d'avenir. Ce que les peuples d’Europe ont accompli sera démoli. Et c'est une chose très dangereuse.

- Dangereux pour la paix ?

- Dangereux pour la paix et pour l'humanité. Et dans le monde en général et en Europe. On fabriquera également sur notre continent des phénomènes comme Trump et peut-être plus extrêmes encore. Pensez maintenant si des gouvernements plus extrêmes que Trump prenaient le pouvoir en Europe. Quoi dire d'autre ?

- Mais, pour revenir en Grèce et terminer avec un message plus optimiste : La Grèce est le seul pays de l'UE à avoir un parti de gauche radicale au gouvernement, Syriza, avec comme Premier ministre Alexis Tsipras. Je veux vous faire part du désir de nombreux membres de la diaspora grecque et du public français de soutenir cet effort grec, le peuple grec et son gouvernement qui ont donné une orientation vers la justice sociale, les principes démocratiques et les libertés.

- J'aurais aimé que ce soit comme vous le dites. Je souhaite. Mais j'ai bien peur que ce ne soit pas le cas, c'est ce que nous voulons, pas ce qui se passe. Parce que quand nous avons combattu en 2015 contre les mémorandums, etc., nous avons été laissés seuls. Et pas seulement par les gouvernements, nous avons été laissés seuls par les mouvements de l'Europe. Ils ont cessé de nous soutenir, ils ne se sont pas arrêtés, c'est devenu une paralysie, je dirais. Jusqu'à l'été 2015, dans les grands conflits, je me sentais moi aussi et beaucoup d'entre nous, peut-être même le peuple grec, nous sentions seuls. Alors, quand un petit peuple et un gouvernement de gauche, le seul gouvernement de gauche qui existe, reste isolé, vous réalisez qu'il va faire l'objet de compromis douloureux. Et nous avons signé un mémorandum, nous ne le voulions pas, nous avons dû le signer en tot cas. Mais nous avons également montré dans nos actes notre autre logique en soutenant les plus faibles de la société. Je pense donc qu'il existe de tels exemples, pour ne pas les mentionner en détail, le revenu de la solidarité, l'économie sociale, la santé etc., et maintenant, après l'été où nous sommes sortis du mémorandum, nous avons beaucoup de travail à faire, et nous le ferons jusqu'à la tenue d'élections.

- Ce sont peut-être une minorité ceux qui soutiennent le peuple grec et le gouvernement grec, en France, mais nous aimerions que ce nombre devienne plus grand et le but de cette soirée est bien cela.

- Évidemment. Une dernière observation: dans quatre cinq ou six mois, jusqu'en mai, nous aurons des élections européennes. Voici un défi: l'extrême droite fera sa coalition, la droite de même. La gauche en Europe, avec ses différences, pourra-t-elle envoyer un message aux citoyens européens pour une autre voie?

(*)

(*)

Gerasimos (Makis) Balaouras

 

Membre du Parlement Hellénique élu de la Préfecture d'Ilia avec SY.RIZ.A - Coalition de la Gauche Radicale. Président du Comité Permanent des Affaires Economiques du Parlement grec.

Etat civil :

Né en 1950 à Lechéna, dans la préfecture d’Ilia, Péloponnèse, Grèce.

Père d'une fille, Olga Balaouras.

Etudes :

Diplomé de la Faculté des Sciences Economiques d'Athènes - AΣΟΕE (Maîtrise).

Diplomé en Sciences Economiques et Politiques de l'Université Birkbeck, Londres,

(Master of science - 3e cycle).

Expérience professionnelle :

Economiste au département des études économiques de la Banque de Grèce.

Activités politiques / sociales :

Membre dirigeant du mouvement étudiant anti-dictatorial.

Avec ses camarades étudiants, co-auteurs du texte anti-junte "Etude des 12", il subit l'enquête du doyen, accusé d'un délit disciplinaire. En raison de son appartenance active au mouvement anti-dictatorial, il fut traduit devant un tribunal et condamné dans une affaire appelée "le Procès des 11".

Il a été forcé au service militaire. Il a été emprisonné et torturé par la police militaire après le soulèvement de l'Ecole Polytechnique d'Athènes en 1973.

Il est cofondateur du Conseil des Citoyen.ne.s Emprisonné.e.s et Exilé.e.s par la dictature des colonels dans les années 1967-1974.

Il a été le premier président démocratiquement élu de l'association d'étudiants de la Faculté Economique d'Athènes après le rétablissement de la démocratie en Grèce. Il fut membre fondateur de la Convention pour la refondation de cette association, en participant au Congrès de l'Union des associations d'Etudiants (EΦEE). Il a été membre actif de l'organisation de la jeunesse politique "Rigas Fereos", des partis politiques de gauche : Parti Communiste de l'intérieur (KKE esoterikou), et mParti Communiste de l'Intérieur AA. Il a pris part à toutes les manifestations pour les droits sociaux, politiques et financiers des peuples de la période post-dictatoriale. Il a également été membre de AKOA et est actuellement membre de SY.RIZ.A. Il a participé aux élections en tant que candidat des partis politiques susmentionnés à Athènes et dans la préfecture d'Ilia.

En tant que militant syndical, il a occupé des postes à responsabilité. Président de l'Association des employés de la Banque de Grèce et responsable des affaires culturelles. Également membre du conseil d'administration de l'association des employés des banques (OTOE) et du comité exécutif de l'Union nationale des travailleurs de Grèce (GSEE).

Membre du conseil général de la Banque de Grèce. Il a participé à des conventions en Grèce et à l'étranger, au sein de l'Union européenne des syndicats. Au cours des discussions entre les syndicats et la direction de la Banque centrale européenne, il a discuté, avec le président de la BCE, Jean-Glaude Trichet, de la crise grecque, ce qui est devenu un sujet de journaux en Grèce et en Europe, avec le titre, L'homme qui a dérangé Trichet.

Cofondateur de la Chambre Economique de Grèce et plusieurs fois élu membre du conseil d'administration. Membre du comité national du comité de réclamation d'indemnités de guerre allemandes à l'égard de la Grèce. Il a représenté le Comité auprès des conventions de Berlin, de Genève et de La Haye. Cofondateur des «Marches Européennes», du Forum social grec et du "Réseau de soutien aux immigrants".

Activiste dans les mouvements sociaux à Porto Alegre, Gênes et Paris.

En tant que délégué de l'Association Intifada, il a participé à une mission de solidarité dans la bande de Gaza en faveur des Palestiniens lors de l'agression commise par Israël en janvier 2009.

Rédige actuellement des articles dans des journaux politiques et économiques à Athènes.

Journaliste associé du quotidien "Avgi".

Membre du comité de rédaction du journal "Epochi" depuis 1989 et chroniqueur permanent.

L'arrestation de Makis Balaouras en 1973.

L'arrestation de Makis Balaouras en 1973.

Ecole Polytechnique, Athènes, novembre 1973.

Ecole Polytechnique, Athènes, novembre 1973.

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