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Malgré les propos de M. Varoufakis ce matin sur la radio France Inter, il est incontestable que le gouvernement de Syriza- Anel en Grèce, a réalisé des exploits, dus notamment à son programme parallèle qui porte la couleur de la gauche radicale, mais ces mesures et réalisations ne sont pas mentionnées par les médias systémiques. Le peuple grec, la classe ouvrière et les citoyens les plus faibles, sont défendus et protégés - dans la mesure du possible et dans un contexte de mise sous tutelle par les institutions européennes. Or, cette mise sous tutelle sera terminée en août 2018, lorsque le 3e mémorandum prendra fin. L'assainissement des mécanismes de l'état, clientéliste et corrompu, est déjà à l'oeuvre. Il sera long. Sans changement des rapports de forces actuel en Europe, la Grèce toute seule ne pourra changer la donne et de renverser le capitalisme mondial en instaurant le socialisme du 21e siècle, à visage démocratique et humain sur la terre de Périclès.  Or, ceci reste notre vision et nous continuons le combat au niveau quotidien : nous n'avons pas fui la guerre économique toujours d'actualité, nous essayons de faire face dans un combat inégal et nous portons toujours haut les valeurs de la gauche radicale.Tout en faisant face à l'extrême droite, laquelle, chez nous, n'a pas la puissance qu'elle gagne dans le reste de l'Europe. Nous sommes le seul pays en Europe actuellement dans cette situation. Et nous en sommes fiers.

Alexis Tsipras a tout le soutien du peuple grec.

M. Varoufakis n'a pas de public en Grèce puisqu'il a quitté le bateau au moment le plus difficile.

Manquant d'expérience militante, a-t-il eu peur ?  

Nous aurions aimé le voir dans les manifestations et occupations des universités en Grèce, dans les années 1980 qui ont fait des morts. Nous aurions aimé le voir en Italie, à Gènes, lors des manifestations contre le G8 qui ont fait une victime, en 2001. Nous aurions aimé le voir plus récemment, fin des années 2000, en 2008, dans les mouvements sociaux, sur les places publiques, dans la rue. Alexis Tsipras, des députés et des ministres Syriza y étaient toujours présents, parmi les lycéens, les étudiants, le monde du travail, pour exprimer leur résistance au dogme néolibéral, à la casse du service public et du droit de travail, leur solidarité avec les peuples opprimés à travers le monde, n'hésitant pas à s'affronter aux forces de l'ordre. 

Sauf erreur de notre part, nous n'avons pas vu M. Varoufakis parmi les manifestants.

Où était-il ? Dans sa bulle d'intellectuel écrivant des livres ? Si c'était le cas, nous lui souhaitons bonnes ventes et bon vent. Mais nous ne le regrettons pas. Il n'a jamais été membre de Syriza. Il a été invité à joindre le premier gouvernement Tsipras car la gauche qui s'est construite dans les mouvements sociaux, dans la rue, n'avait pas parmi ses rangs les technocrates formatés pour négocier avec nos tutelles, institutions européennes et FMI.

Que chacun en conscience et à sa place travaille en défendant le peuple grec et tous les peuples au sein d'une Europe qui n'est pas mais qui doit devenir démocratique !

 

Montpellier, le 12 octobre 2017.

Catherine Pigé- Moreau et Anastassia Politi

Comité de coordination de Syriza Montpellier France

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