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Pour en finir avec les mensonges quant à position de la Grèce sur la question palestinienne et autres sujets

Suite aux sollicitations de Syriza - Montpellier/Sud France de la part d'organisations françaises pour la défense des droits du peuple palestinien dont l'AFPS, qui s'est vue alarmée par la publication d'articles mensongers sur la soit-disant position déloyale et isolée du gouvernement grec Syriza-Anel durant le récent conseil des ministres des affaires étrangères de l'UE le 18 janvier, le porte-parole du gouvernement y répond (voire ci-après). Pour notre part, nous invitons nos membres, ami-e-s et solidaires, en France et par le monde, à être très prudent-e-s et à vérifier systématiquement toute publication ou rumeur relative à ce sujet ou à d'autres. Un an après les élections du 25 janvier 2015, la campagne de dénigrement de Syriza et du gouvernement grec bat son plein, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Mais n'oublions pas que Syriza fut et reste un parti de gauche radicale qui n'a trahit ni ses valeurs ni ses principes, malgré le chantage et le bras de fer terrible qui s'exercent toujours depuis les élections et le référendum de la part des institutions partenaires -Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI ; malgré aussi les attaques à l'intérieur du pays par l'"ancien régime" corrompu, vendu aux intérêts de la finance. La guerre du néolibéralisme et de l'impérialisme contre les forces progressistes et démocratiques continue, voire s'aggrave. En Grèce, il y a toujours un foyer de résistance au néolibéralisme, accompagné d'un esprit d'humanisme profondément ancré dans le peuple, la preuve étant la façon dont sont accueillis les réfugiés, une façon aux antipodes de ce qui se passe ailleurs en Europe... Le déni de démocratie au sein de l'Union Européenne et le rapport des forces politiques semble aujourd'hui très défavorable à Syriza. Ainsi, nous sommes arrivés au paradoxe suivant : un parti de gauche radicale fut obligé à abandonner une grande partie de son programme et à appliquer des politiques néo-libérales d'austérité, lesquelles il essaie de neutraliser, de reporter ou de renverser par de mesures parallèles -existantes ou à inventer. Tout en étant conscient que certaines réformes sont indispensables pour assainir un système économique et politique corrompu. Syriza ne cesse de dénoncer les politiques d'austérité en invitant le peuple et les adhérents du parti à sortir dans la rue et à faire grève contre ces politiques. Il ne faut donc pas se tromper de camp : Syriza, malgré certaines erreurs qu'il admet avoir fait, agit de la façon la plus honnête et la plus responsable envers les classes populaires et moyennes helléniques, dans un contexte d'isolation totale de la part des autres gouvernements, dans un contexte de politique de "terre brûlée", pratiquée par ses prédécesseurs, et face à l'étranglement financier -dictatorial- infligé par la BCE l'été 2015. Les divisions du parti survenues à la veille des élections du 20 septembre n'ont pas été un heureux événement, elles nous attristent profondément, bien que nous sommes conscients des dillèmes et des objections lesquels nous avons aussi éprouvés.

En ce début d'année 2016, nous pensons fort à nos anciens camarades de lutte qui ont voulu garder leur pureté idéologique et leur statut (certes, moins pesant) d'opposants, ces ex-camarades, parfois dotés de bons postes de cadres dans les pays européens (nous pensons notamment à nos ex-camarades du comité de coordination de Syriza - Paris qui ont claqué la porte du parti offusqués, en août 2015, en prenant en otage tous les autres membres de la section locale, sans même convoquer une Assemblée Générale pour y exposer les raisons de leur démission et en débattre). A ceux anciens camarades, qui ont refusé de se mettre au travail avec le gouvernement et ont laissé à d'autres le devoir et le soin - périlleux - de nettoyer la puanteur d'un système corrompu et de faire front à l'Aube Dorée et aux néo-nazi, nous adressons le message suivant : nous espérons qu'ils auront au moins l'honnêté intellectuelle de cesser enfin les reproches contre-productives et les allégations issues de leur propre amertume. Nous espérons qu'ils cesseront de briser le mouvement de solidarité au peuple grec et à tout peuple qui lutte pour sa dignité, son émancipation et sa souveraineté, mouvement qui a vu le jour dans les rues des villes de France en 2015 avant qu'une vague de terreur et de répression n'enveloppe le pays... Camarades, il ne faut pas que vous vous trompiez, ni de camp ni de chemin...

Anastassia Politi, Montpellier, le 20 janvier 2016.

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Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, Konstantinos KOUTRAS, répond aux questions des journalistes quant à des articles de presse concernant la position grecque, lors du Conseil des Affaires étrangères de l'UE, sur le processus de paix au Moyen-Orient.

Nous sommes consternés par la lecture d’articles de presse sans fondement relatifs à la position que la Grèce aurait maintenu, soit disant, en ce qui concerne les conclusions du Conseil sur le processus de paix au Moyen-Orient lors de la récente réunion du Conseil des affaires étrangères de l'UE (le 18 Janvier 2016). Nous rappelons que le Conseil a adopté à l'unanimité les conclusions en question, qui sont presque identiques à celles de Juillet 2015 et réitèrent les positions de longue date de l'Union européenne.

Ces articles malveillants font suite à d’autres, publiés dans le passé et diffusant des allégations quant à la prétendue non-participation du ministre des Affaires étrangères, Nikos KOTZIAS, à la cérémonie de l’hissage du drapeau palestinien au sein de l'Organisation des Nations Unies et quant à la position de la Grèce sur la question de l'étiquetage des produits provenant des colonies dans les territoires occupés - produits que la Grèce n’importe pas.

Nous recommandons à tous d’être plus attentifs avant de tirer des conclusions en ce qui concerne la position grecque sur la question palestinienne - une position qui reste inébranlable : en respectant le droit international, la Grèce n'a jamais reconnu les colonies en Cisjordanie et a toujours été en faveur de la promotion du processus de paix pour le règlement de la question du Moyen-Orient et la création d'un Etat palestinien indépendant, qui coexistera pacifiquement avec Israël, avec des frontières reconnues à l’échelle internationale sur la base de la ligne d'avant 1967, et avec comme capitale Jérusalem-Est.

En outre, nous ne devons pas oublier la volonté clairement exprimée de la Grèce à proposer ses bons offices en tant que médiateur honnête - partenaire d'Israël, d’une part, mais pays ayant une longue tradition d'amitié envers les pays arabes et le peuple palestinien, d’autre part - de sorte qu'elle puisse contribuer de manière constructive dans cette direction.

Traduction : Anastassia Politi

source :

http://www.mfa.gr/epikairotita/diloseis-omilies/apantese-ekprosopou-upeks-koutra-se-eroteseis-skhetika-me-demosieumata-tupou-gia-ten-ellenike-stase-sto-sumboulio-exoterikon-upotheseon-tes-ee-os-pros-ten-eireneutike-diadikasia-ste-mese-anatole.html

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