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Communiqué de Syriza Montpellier Sud france

Montpellier, le 27 Juin 2015.

Aujourd’hui, nous sommes fièr-e-s. Alexis Tsipras, premier ministre du gouvernement grec soutenu par la coalition de la gauche radicale, SYRIZA, tient sa parole : il ne capitule pas - malgré les rumeurs qui faisaient rage depuis cinq mois.

Les fameuses « négociations », en réalité un bras de fer, qui duraient depuis le 25 janvier 2015 entre le Gouvernement grec et la Commission Européenne, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire international, cessent.

Le cercle vicieux des reculs et des compromis quant au programme du gouvernement, sous la menace de l’asphyxie financière du pays, prend fin là.

Les dominants des « institutions » ont tenté d’intimider Alexis Tsipras et l’ensemble du gouvernement hellénique au nom de l’euro et de leur Europe – celle dominée par la finance et les banques privées -, au travers des politiques d’austérité et le déni total de démocratie.

Or, Alexis Tsipras, premier ministre grec et président de Syriza, l’a dit : « je ne signerai pas la mort de la Grèce ! » Il a donc refusé de se plier à l’ultimatum de la Troïka, et a donné, comme il se doit, à travers le référendum, la parole au peuple grec.

Nous voici donc échappés du piège tenu par les élites dominantes, étrangères et grecques, qui visent à tuer de façon insidieuse l’énorme espoir né le 25 janvier 2015, avec la victoire de Syriza.

Hier soir, Alexis Tsipras, a expliqué que ces « négociations » n’étaient qu’une farce, un constant exercice de chantage, qui visaient à humilier le peuple grec et son gouvernement et à fouler au pied le mandat populaire issu des élections du 25 janvier.

Aujourd’hui, il est clair que les humiliations et les chantages prennent fin. Le parlement grec a été appelé à adopter la proposition gouvernementale. C’est fait ! Mais la lutte continue et le chemin sera long.
Le référendum du 5 juillet 2015 en Grèce laissera au peuple le choix entre les politiques d’austérité et l’alternative que nous voulons construire. Le choix entre la démocratie et l’autoritarisme. Entre la solidarité sociale et internationale et la crise humanitaire. Le choix entre le néo-libéralisme sauvage et le nouveau socialisme du 21e siècle à visage humain, démocratique que nous voulons construire. Il faut faire de ce référendum une lutte d’urgence, une mobilisation unitaire, qui redonnera confiance aux forces populaires et impulsera une nouvelle vague de radicalisation dans la société grecque.


Cette lutte permettra de créer les conditions pour renforcer les rapports entre notre gouvernement, notre parti de la coalition de la gauche radicale, Syriza, et le mouvement social. Or, cette bataille ne se déroulera pas seulement en Grèce. La réaction de la Troïka et des gouvernants européens sera redoutable. Le peuple grec se rassemblera et se battra, comme il le fait depuis cinq ans sans cesse, fidèle à son glorieux héritage historique. Mais il a un besoin vital de soutien international. C’est sa seule arme face à la force et à la violence des dominants, qui, nous le savons, sont capables de tout.

C’est pourquoi, l’organisation des membres de Syriza – Montpellier - Sud France appelle les citoyen-ne-s français-e-s à l’intensification de la mobilisation aux côtés du peuple grec et de son gouvernement durant les jours qui viennent.

La réponse des "Institutions" et du FMI au référendum, au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, est un coup d'état financier: face aux lois aveugles des banksters ne laissons pas étouffer le combat pour l'espoir en Grèce et en Europe.

Le peuple grec doit répondre NON

Le peuple grec doit répondre NON

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